Me voici perdu dans cet univers
Nos épées dressées dans cette épopée
Le vent porte mon corps, porte mon coeur
Douloureux adieux à toi qui m'étreins
Tendre aveux de ces douleurs
Savoir que je ne reviendrai demain.
Surgit la nuit, fond sur moi l'ennemi
Je me refuse à quitter ce réel
A mourir aujourd'hui sous ce ciel
Alors que, poignardé, je tombe déjà dans l'oublie,
La fumée saignant mes poumons,
Je souffre plus de n'avoir le temps
Encore baigné par le soleil couchant
Mes cendres empliront tous les vallons.
Ainsi je m'en vais, je m'envole,
Laissant choir ici mon ancien rôle
Qui, jadis forgeait ma gloire.
Et s'amplifient vos peines à venir,
Une fée qui ne peut me guérir...
ŁαmβэהŦ